Opentext pourrait être rachetée par SAP!

La nébuleuse de produits rachetés par opentext, dont certains sont disponibles pour une nouvelle vie pourrait combler des manques dans l’offre actuelle de SAP. Les clientèles récupérées, à l’occasion de cette acquisition, constitueraient pour SAP, un marché complémentaire en termes de revenus et de développements.

L’activité infonuagique d’opentext représente actuellement environ 30% de ses revenus. Une fois dans le giron de SAP, ceci permettrait au géant, d’une part de doubler son chiffre d’affaires dans le ‘cloud’, et d’autre part de récupérer de nouveaux clients dans cette activité en forte croissance. Pour rappel, le CA de SAP équivaut à environ 15 fois celui d’opentext.

Les principales contraintes d’opentext sont en train de passer de celles d’un éditeur, à celles d’un intégrateur.

En effet, si racheter ces solutions et principalement la suite Documentum a été un exercice difficile et coûteux, pour opentext, l’intégration de toutes ces offres en solutions multi composites adaptées aux besoins de chacun des clients devient aujourd’hui, un casse-tête que SAP a su résoudre chez ses clients en se créant une grande expérience….

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Les équipes de développement de SAP enrichiraient, avantageusement celles d’opentext, et permettraient aux nombreux produits récupérés, ces dix dernières années, de bénéficier d’équipes techniques plus étoffées d’une part, mais surtout d’une organisation capable d’assurer l’intégration de ces différentes offres.

J’observe aussi qu’en faisant l’acquisition de l’activité de gestion documentaire avec le produit phare et leader ‘Documentum’, opentext a créé le nouveau numéro un, devant IBM avec Filenet, restant aussi le seul éditeur de cette taille à être indépendant de tout acquéreur.

Est-ce une bonne position?

Oui et non ! En effet, comme je l’ai déjà annoncé, la GED subit une mutation. Ce qui était une solution pour gérer les documents alors que rien ne savait le faire convenablement à l’époque, se résume aujourd’hui, au-delà du stockage, principalement, à quelques métadonnées de classification et de gestion du cycle de vie, auxquelles sont accrochées, des fonctions de droits d’accès, et la capacité de fournir des rapports.

Les éditeurs en panne de nouveaux clients, ont ajouté progressivement de nombreuses fonctions telles que la gestion de la connaissance, le BPMS (Business process management system) ou le BRMS (Business Rules management system), pour réaliser des processus conditionnés par des règles, des outils de recherche etc., empiétant sur des secteurs spécialisés avec, parfois, une certaine insolence.

Donc la position d’opentext comme leader de la GED ne sera pas longtemps enviable et le message de la compagnie va probablement virer vers une autre image plus porteuse, et à la mode comme les dernières annonces le laissent entrevoir, avec l’intelligence artificielle plus vendeur et plus à la mode.

Le risque est grand!

L’enjeu principal aujourd’hui pour opentext, est de conserver la clientèle des firmes rachetées, pour les assimiler dans une offre unifiée, le tout dans un contexte où, dans le cas de Documentum, la notion de GED va se défaire de sa forme actuelle (voir article de février 2017).

Les ambitions d’opentext sont peut-être trop grosses et c’est pour cela que je soupçonne que seule une société comme SAP pourra absorber les contraintes et les coûts associés. SAP représente déjà le vecteur phare de commercialisation et donc de source de revenus pour opentext.

À suivre !

Sources :

http://www.gxs.fr/produits/b2b-managed-services/integration-sap/
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-dell-revend-documentum-a-opentext-65893.html
http://bit.ly/2vUed62
http://www.opentext.com/what-we-do/products/opentext-product-offerings-catalog/rebranded-products
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